Vacances sans voiture : idée de génie ou simple lubie?

Voyages Sans Voiture

Les longues distance en voiture sont coûteuses : le prix de l’essence, d’une part, mais aussi les frais de stationnement à destination, sans compter que votre assureur devra être prévenu si vous traversez la frontière américaine, par exemple, et que votre prime risque d’en être augmentée.

Pour économiser, plusieurs Québécois optent pour des vacances sans leur voiture. Ce mode de voyage demande un certain sens de l’organisation, mais peut comporter plusieurs avantages!

Choisir une destination en conséquence

Bien sûr, les vacances sans voiture ne sont pas possibles partout. Certains endroits sont définitivement plus accessibles avec un véhicule. Les parcs nature, par exemple, où vous camperez et ferez de la marche en montagne, ne se prêtent pas très bien à l’exercice.

En revanche, les villes peuvent être plus agréables à visiter sans l’embarras de votre véhicule. Le transport en commun – pour vous y rendre et pour vous y déplacer une fois rendus – vous coûtera infiniment moins cher que ce que votre voiture, son essence, sa maintenance, son stationnement, pourra vous coûter. De plus, prendre le bus ou le métro dans une ville étrangère permet de la découvrir sous toutes ses coutures et de faire des rencontres inoubliables !

Les destinations natures ne sont pas impossibles à visiter sans voiture. Seulement, s’y rendre sans votre véhicule demande un peu plus d’organisation. Assurez-vous que la destination de votre choix est sillonnées de pistes cyclables et qu’il est facile de louer un vélo pour toute la famille, par exemple. Aussi, à l’aide d’internet, vérifiez soigneusement les moyens de vous y rendre : autobus, train, taxi à partir de la station de bus, etc.

Faire des bagages légers

Partir sans voiture veut aussi dire voyager léger. Pas question d’apporter 10 robes différentes, quinze paires de souliers, votre batterie de cuisine.. Tout ce que vous amènerez, vous devrez le porter à un moment ou un autre !

Il est donc impératif de réduire la quantité d’items apportés. Un truc ? Faire trois piles distinctes : les indispensables (sous-vêtements, crème solaire, gilet chaud, etc.), les « intermédiaires » (deuxième maillot de bain, deuxième gilet moins chaud, mais qu’on affectionne) et les « petits plaisirs » (une caméra vidéo, un jeu de société ou des boules de pétanque, etc.). Ensuite, gardez intégralement la première pile dans vos bagages, puis choisissez un ou deux items seulement dans les autre piles. Bagages réduits garantis !

La logistique en plus… mais le stress en moins !

Bien que la voiture offre une facilité de transport évidente, elle occasionne stress et tension, aussi : embouteillages, bris mécanique, panne d’essence… Et, comme il s’agit sans doute du moyen de transport utilisé pour vous rendre au travail ou dans votre vie de tous les jours, l’utiliser pour les vacances ne favorise pas un décrochage total.

Même si elles risquent de poser un défi logistique, des vacances sans voiture vous permettront d’économiser gros. Pas de dépense reliée à l’essence, pas de dépense reliée aux frais de stationnement, pas de dépense reliée à d’éventuels bris mécaniques. De plus, plus une voiture roule, plus elle coûte cher à assurer : les kilomètres épargnés à votre véhicule vous feront épargner, au bout du compte, sur votre prime d’assurance automobile.

Rien ne vous empêchera de louer un véhicule pour une journée ou deux pendant vos vacances si vous désirez explorer des contrées lointaines plus difficiles d’accès. Laisser votre voiture à la maison pour les vacances est profitable, sans contredit. En plus, s’éviter la facilité du déplacement en voiture donne souvent l’occasion à des aventures mémorables !

A propos de l'auteur

Mireille Mayrand-FisetOriginaire de Québec, Mireille y étudie la littérature et la création littéraire, avant de faire cap sur Montréal en 2005 et d’y élire définitivement pignon sur rue. C’est sur les bancs de l’École nationale de théâtre, qui l’accepte dans son programme d’Écriture dramatique, que sa passion du métier d’écrivain est confirmée.Voir toutes les publications par Mireille Mayrand-Fiset →